Histoire de l'equipe:
Avec trois couronnes mondiales, l'Italie est légitimement considérée comme l'une des plus grandes nations du football. Après les tirs au but maudits qui ont caractérisé ses Coupes du Monde des années 90, suivis ensuite par la grosse déception coréenne, la Squadra Azzurra a pour objectif cette année d'aller au bout, même si sa tache est tout sauf facile. C'est en 1898 qu'est né le football transalpin. Cependant, il a fallu attendre jusqu'en 1910 pour voir la première sortie internationale officielle de la sélection. C'était face à la France, à Budapest. Le premier triomphe majeur des Azzurri date de 1934, et une Coupe du Monde (la 2ème) remportée sur son territoire. Cette épopée a tout de même été ternie par des événements politiques plutôt regrettables. Mussolini avait en effet tiré profit de cette compétition pour promouvoir sa renommée. Quatre ans plus tard, en France, l'Italie est devenue la première équipe de l'histoire à conserver son trophée. La décennie des années 50 a été la plus noire de l'histoire de la Squadra. Élimination au premier tour lors du Mondial de 1950 et 1954, puis une abstention, la seule qu'elle ait connue, de l'édition de 1958. Le Championnat d'Europe 1968 a été celui de la résurrection. L'Italie y a retrouvé son glorieux passé en montant sur la plus haute marche du podium. Cette victoire l'a surtout aidé à oublier la débâcle enregistrée deux ans plus tôt lors de la Coupe du Monde anglaise. Humiliée, pour rappel, par une équipe nord-coréenne venue de nulle part... Les années 70 ont soufflé le chaud et le froid sur les Alpes. Lors du Mondial 70, l'Italie a montré un excellent visage et ne s'est inclinée qu'en finale face au Brésil, après avoir notamment battu l'Allemagne lors d'une demi-finale historique (4-3). Quatre ans après, elle est retombée dans ses travers en se faisant sortir dès le premier tour. Elle s'est toutefois rattrapée en Argentine, en 1978, en étant la seule équipe à avoir réussi à battre le pays hôte. Malgré cet exploit, la Squadra n'a accrochée « que » la quatrième place du tournoi (battue par la Hollande dans le dernier carré).En 1982, la Squadra a redoré son blason en remportant le Mondial hispanique. Un succès des plus significatifs, et celui qui l'a symbolisé à merveille s'appelait Paolo « Pablito » Rossi. Après un excellent Euro 88, qui s'est achevé sur une défaite face à l'URSS en demi-finale, est arrivée une bonne mais extrêmement frustrante période des années 90. Lors de l'Italia 90, les Azzurri ne finissent qu'à la troisième place après s'être fait battre par l'Argentine, en demi-finales, aux tirs au but. Quatre ans plus tard, les penaltys sont à nouveau fatals à Baggio et ses coéquipiers, voyant ainsi le Brésil brandir le trophée sous leurs yeux. L'histoire se répète en 1998, cette fois-ci le bourreau s'appelle France. Les Bleus les ont écarté en quarts de finale de leur chemin menant à la consécration. En 2000, la chance a enfin semblé tourner à la faveur des Azzurri, lorsque, emmenés par un grand Totti, ils se hissent en finale de l'Euro. Mais, ils trébuchent à quelques doigts du but, ou plutôt à quelques secondes lorsque le français Wiltord rétablit l'égalité dans les derniers instants. Celui qui s'est chargé de mettre l'Italie à terre, n'est autre que David Trezeguet, buteur de la Juventus de Turin. La nation italienne assiste ensuite à deux autres déconvenues de ses protégés : celle du Mondial 2002 (une tête décisive d'Ang Jun Hwan et un arbitrage catastrophique du fameux Byron Moreno précipitent leur chute) et celle de l'Euro 2004 (ou les deux matches nuls initiaux face à la Suède et au Danemark les renvoient rapidement à la maison). En Allemagne, l'Italie prendra part à sa seizième Coupe du Monde. Décevante ces dernières années, elle reste une redoutable compétitrice qui ne cache pas son ambition de redevenir à nouveau la reine de l'univers.


